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Le Bon, la Brute et le Truand sur W9 : de quoi s’est inspiré Ennio Morricone pour la musique du film ?

À l’occasion de la diffusion du Bon, la Brute et le Truand, redécouvrez en cinq anecdotes le chef-d’oeuvre inoubliable de Sergio Leone.

De Sergio Leone avec Clint Eastwood, Eli Wallach, Lee Van Cleef

Pendant la Guerre de Sécession, trois hommes, préférant s’intéresser à leur profit personnel, se lancent à la recherche d’un coffre contenant 200 000 dollars en pièces d’or volés à l’armée sudiste. Tuco sait que le trésor se trouve dans un cimetière, tandis que Joe connaît le nom inscrit sur la pierre tombale qui sert de cache. Chacun a besoin de l’autre. Mais un troisième homme entre dans la course : Setenza, une brute qui n’hésite pas à massacrer femmes et enfants pour parvenir à ses fins.

1. Post-production difficile

Lors de la sortie du film en 1966, les producteurs voulaient absolument un montage qui ne dépasserait pas les deux heures. La post-production dura huit mois et Sergio Leone, malgré les difficultés qu’il rencontra lors de cette étape, refusa de céder sur ce point. Le film durait 2h40 dans sa version internationale et presque trois heures dans la version italienne. Le Bon, la Brute et le Truand subit néanmoins de nombreuses coupes dans plusieurs pays à cause de la censure. La version anglaise du film ne durait ainsi que 2h28 à sa sortie.

2. Troisième volet

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Le Bon, la Brute et le Truand est chronologiquement le troisième volet des aventures de l’Homme sans nom après Pour une poignée de dollars tourné en 1964 et Et pour quelques dollars de plus réalisé en 1965. On revient ici aux premières aventures de notre personnage. Ainsi, à la fin du film, il récupère le poncho qu’il ne quittait pas dans les deux long métrages précédents.

3. Le cri de la hyène

Pour composer le célèbre air du Bon, la Brute et le Truand, Ennio Morricone se serait inspiré du cri de la hyène avec son énergie et son agressivité. Le morceau est repris à de très nombreuses fois dans le film comme une sorte de ponctuation du récit. Le compositeur est resté très célèbre pour ses musiques de film est notamment celles des westerns spaghettis.

4. Un projet ambitieux

Si l’idée de tourner un western en pleine guerre civile serait venue de Luciano Vincenzoni, le sujet ne pouvait que toucher le réalisateur italien qui avait connu la guerre pendant son enfance en Italie. Sergio Leone explique ses intentions avec ce projet: “J’ai commencé Le Bon, la Brute et le Truand comme les deux premiers mais cette fois avec trois hommes à la recherche d’un trésor. Ce qui m’intéressait dans le film était, d’une part, de démythifier les trois adjectifs et, d’autre part, de montrer l’absurdité de la guerre. Qu’est-ce que “bon”, “brute” et “truand” signifient? Nous avons tous quelque chose de bon, de mauvais et de laid en nous. Certaines personnes paraîssent vraiment horribles mais quand on apprend à les connaître, on réalise qu’elles valent mieux que ça. Quant à la Guerre Civile que les personnages rencontrent sur leur chemin, pour moi, c’est une chose stupide et inutile. On y trouve pas de “bonne cause”… Je montre un camp de concentration du Nord en pensant aux camps nazis avec leurs orchestres juifs. Tout ceci ne veut pas dire qu’il n’y a pas lieu de rire dans le film. Derrière ces aventures tragiques se cache un esprit picaresque.”

5. Non… et oui

Après une première lecture du script, Clint Eastwood a d’abord refusé de participer au Bon, la Brute et le Truand, avant de changer d’avis quelques jours plus tard. Trois ans plus tard, il refusera de tourner Il était une fois dans l’Ouest.

Voir toutes les anecdotes du Bon, la Brute et le Truand.

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