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Philippe Bouvard, “vénal” : ses étranges stratagèmes qui lui ont “rapporté beaucoup d’argent”

France 3 a diffusé vendredi 4 janvier un documentaire retraçant le parcours de Philippe Bouvard. S’il a été et est l’une des personnalités du PAF les plus cultes, il reste apparemment encore quelques facette de ce journaliste à découvrir. A l’occasion de la diffusion du documentaire, il se livre dans les colonnes du Parisien.

“N’hésitez pas à glisser que ma maison est à vendre”, a soufflé Philippe Bouvard avant que les journalistes du Parisien ne le quitte. Si le vétéran du journalisme souffle cette petite phrase sur le ton de l’humour, il le concède volontiers : c’est un homme vénal.A 89 ans, celui qui n’a pas encore pris sa retraite (après avoir créé et animé des émissions aujourd’hui cultissimes tout au long de sa vie, il est encore tous les dimanches sur RTL dans “Allo, ici Bouvard” et écrit pour le Figaro Magazine) a répondu aux questions du quotidien à l’occasion d’un documentaire qui lui est dédié. “Les années Bouvard : le rire et l’impertinence”, réalisée par Mireille Dumas, a été diffusé sur France 3 vendredi 4 janvier.

Dans cette interview, l’animateur, qui revient sur ses succès comme ses regrets, tel que son éviction des Grosses Têtes, remplacé alors par Laurent Ruquier, dévoile une facette étonnante de sa personnalité, et de son rapport à l’argent. Tout a commencé pendant ses études au CFJ, une école de journalisme parisienne, dont il n’obtiendra pas le diplôme. Pour cause, il s’est fait renvoyer. “Je vendais mes devoirs aux élèves fortunés, sourit-il, le directeur m’avait dit que je réussirai dans le commerce”, explique-t-il.

Mais ses combines ne s’arrêtent pas là. Si le directeur de l’école s’est bien trompé, Philippe Bouvard a pris goût à l’argent facile. Il raconte : “Ma meilleure affaire, je la dois au Figaro. Je couvrais la vie mondaine et la direction a refusé de m’offrir un costume, mais acceptait de m’en louer un. Alors je l’ai acheté et je me le louais moyennant des factures que je fabriquais moi-même. Ça m’a rapporté beaucoup d’argent”. Et cet acharné de travail a profité de ce même journal pour payer grassement ses vacances. Chaque été, je proposais une série de reportages sur les Français en vacances et le journal me louait un petit yacht pour aller de plage en plage avec ma petite famille. A l’époque, le journal remboursait les notes de frais sans justificatif”, livre-t-il. Ces stratagèmes ont peut-être eu le mérite de lui offrir, en partie, cette maison dont il se sépare aujourd’hui pour vivre dans le centre de Cannes.

Crédits photos : JACOVIDES-MOREAU / BESTIMAGE

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