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Deux médicaments améliorent le pronostic du cancer du pancréas

Le cancer du pancréas compte parmi les cancers les plus difficiles à soigner. Les médecins disposaient jusqu’alors de peu d’options thérapeutiques mais deux médicaments pourraient nettement retarder la survenue des complications et des décès. Ces nouvelles études publiées dans le New England Journal of Medicine pourraient bien changer la prise en charge de cette terrible maladie.

Le cancer du pancréas, une mortalité élevée à 5 ansLe

pancréas est une glande située près de l’estomac, notamment impliquée dans la régulation de la digestion et du taux de sucre dans le sang. Le cancer de cette glande est rare. Il semble un peu plus fréquent chez l’homme, les fumeurs et les personnes en surpoids.

Lorsqu’il est diagnostiqué, ce cancer très agressif provoque le plus souvent le décès dans les 5 années qui suivent, malgré l’utilisation de la chirurgie, de la radiothérapie et/ou de la chimiothérapie. C’est cette maladie qui a récemment emporté l’acteur

Patrick Swayze, et affecte actuellement le créateur d’Apple, Steve Jobs.Depuis plusieurs décennies, la recherche n’a pas pu apporter d’avancées importantes contre ce fléau. Mais deux molécules, initialement développée pour traiter le cancer du rein, semblent enfin pouvoir améliorer nettement la durée de la survie des patients et retarder l’aggravation de la maladie.Le sunitinib multiplierait par 2 la durée de survie sans progression de la maladie

Le Pr Eric Raymond de l’hôpital Beaujon (Clichy, France) et son équipe ont recruté 171 patients présentant un cancer du pancréas avancé (2 ans d’espérance de vie en moyenne). Chacun ont reçu soit 37,5 mg par jour de sunitinib (

Sutent ®, laboratoires Pfizer) sous forme de gélules, soit un placebo (ni le médecin, ni le patient ne savait s’il était dans le groupe placebo ou le groupe Sutent – principe du double aveugle). Le sunitinib bloque la molécule VEGF, qui est un facteur de stimulation de l’angiogénèse (constitution de néovaisseaux sanguins destinés à alimenter la tumeur).
L’objectif principal de l’étude était de comparer la durée de survie sans aggravation notable de la maladie (“survie sans progression“), ainsi que le taux de réponse au médicament, la survie globale et la sécurité clinique du médicament.Cette étude a dû être arrêtée prématurément en raison de l’évidente efficacité du médicament : 25 % des patients sous placebo étaient déjà décédés, contre “seulement“ 10 % des patients sous sunitinib. Les données recueillies ont également montré que la durée moyenne de survie sans progression était de près d’1 an dans le groupe traité (11,4 mois), contre seulement 5,5 mois dans le groupe placebo. Ce médicament bloque une molécule particulière appelée mTOR, qui est impliquée à la fois dans la croissance des cellules cancéreuses et dans l’angiogénèse.Près de 10 % des patients avaient une réponse clinique sous Sutent ®, contre 0 % sous placebo. Les effets secondaires les plus fréquents n’ont pas été graves (diarrhée, nausées, vomissements et fatigue). Cependant 12 % des patients ont présenté une baisse des globules blancs (

neutropénie), mais apparemment sans conséquences graves.Ce médicament, déjà utilisé dans le traitement du cancer du rein, semble donc efficace pour retarder l’évolution péjorative du cancer du pancréas, et pourrait donc s’avérer utile, à condition que ses effets secondaires soient suffisamment maîtrisables pour permettre sa prise régulière et continue.

L’Evérolimus permet aussi un allongement de la survie

Le cancérologue américain James Yao et son équipe ont testé une autre molécule habituellement utilisée dans le cancer du rein, l’Evérolimus (

Afinitor ®, des laboratoires Novartis). Pour tester l’efficacité de cette molécule, 410 patients en ont pris 10 mg par jour, sous forme de comprimés, ou un placebo (étude en double aveugle).Les résultats sont étonnamment comparables à ceux obtenus avec le Sutent ® : la médiane de survie sans progression était de 11 mois sous Afinitor ®, contre 4,6 mois seulement sous placebo. A 18 mois, 34 % des patients sous Afinitor ® étaient encore vivants sans avoir connu une progression de leur maladie, contre seulement 9 % de ceux qui prenaient un placebo.Ce médicament a également entraîné la survenue d’effets indésirables, en particulier une

stomatite avec des aphtes (64 % des patients traités), une éruption cutanée, de la diarrhée ou de la fatigue. Plus rarement une anémie et/ou une hyperglycémie sont survenues, sans conséquence suffisamment grave pour arrêter le traitement.Ces deux médicaments semblent donc doubler, voire tripler à terme, les chances de survie sans progression du cancer du pancréas. Certes, ces deux traitements comportent des effets secondaires, mais ils semblent contrôlables. Par ailleurs, le rapport bénéfice/risque est à considérer en regard de la gravité de la maladie sans traitement. On doit cependant attendre que ces résultats se confirment lors de nouvelles études cliniques à venir (en particulier en termes de survie globale). En fonction des résultats, le pronostic de cette maladie pourrait demain être considérablement amélioré.Click Here: Cheap FIJI Rugby Jersey

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