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Grippe A : "nous eu avons de la chance", selon la directrice de l'OMS

“Nous avons eu de la chance depuis l’émergence du nouveau virus H1N1, et cela continue jusqu’à présent“, s’est réjouit Margaret Chan, la directrice de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). A l’occasion d’une réunion du Conseil exécutif de l’OMS, elle est revenue sur la pandémie de grippe A, en défendant les décisions prises par l’OMS et les gouvernements.  

Selon le Dr Chan, l’humanité a eu de la chance face à la grippe H1N1 pour plusieurs raisons. Le virus n’a pas muté vers une forme plus virulente, la résistance au Tamiflu ne s’est pas généralisée et les vaccins produits sont efficaces. “Les choses auraient pu mal se passer dans n’importe lequel de ces domaines“, confie la directrice de l’OMS. Par ailleurs, la grippe H1N1 est la première pandémie qui s’est produite depuis la révolution des communications et des technologies de l’information. “Pour la première fois de l’histoire, la communauté internationale peut observer le déroulement d’une pandémie et tracer son évolution en temps réel“, a constaté Margaret Chan.
La directrice de l’OMS est également revenue sur les décisions prises par les gouvernements. “Quand l’histoire de cette pandémie sera écrite, je crois que les mesures rapides prises par les gouvernements pour protéger les populations obtiendront les meilleurs notes“, a-t-elle déclaré.
Le Dr Chan a montré son soutien aux décideurs, en confiant que “la tendance des fonctionnaires face à une telle situation est presque toujours de pécher par excès de prudence“. Alors que certains critiquent les achats massifs de vaccins, Margaret Chan a voulu défendre cette démarche adoptée par de nombreux pays. “Nous préférons tous voir une pandémie modérée avec une offre abondante de vaccins plutôt qu’une pandémie grave avec des stocks insuffisants de vaccins“. La directrice de l’OMS a toutefois consenti que son organisation “n’avait pas prévu que les gens décideraient de ne pas se faire vacciner“. Selon elle, “l’époque où les responsables de la santé pouvaient donner des conseils […] et attendre que les populations s’y conforment, est certainement finie“. “Persuader les gens d’adopter un comportement sain est l’un des plus grands défis de santé publique“, a déclaré Margaret Chan. Alors que la pandémie semble aujourd’hui marquer le pas, “il serait peu judicieux pour quiconque de tirer des conclusions définitives d’ici avril, période à laquelle la saison grippale se termine habituellement“, a prévenu la directrice de l’OMS. Selon elle, il est impossible de prédire ce qui va se passer. Continuer à inciter les populations à se faire vacciner est donc une “approche prudente de santé publique“. Enfin, Margaret Chan a réaffirmé que l’OMS était prête à être évaluée sur sa gestion de la pandémie : “il est naturel que toute décision ou action qui a façonné notre réponse soit étroitement et soigneusement passée au crible“.Sarah LaînéSource :Discours du Dr Chan devant le Conseil exécutif de l’OMS – 18 janvier 2010PHOTO : SALVATORE DI NOLFI/AP/SIPAClick Here: los jaguares argentina

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